Osez, osez le courage!

A l’issue de combien d’entretien ai-je eu l’impression d’être mobilisé pour des demandes de coaching évitables !
Si – à un certain moment- une vertu avait été mobilisée : le courage.
Mais comment?…
Comment une situation d’incompréhension entre deux personnes dégénère en conflit larvé ou ouvert.
Comment un échange de mots malheureux sinon grossier finit il en procédure écrite où l’on ne sait plus s’il s’agit d’un acte informatif, de prévention ou de délation quand il émane d’une tierce personne au conflit.
Comment le comportement excusable ou non d’un chef ou d’un collaborateur ne se règle parfois plus en face à face mais sur le bureau du N+1 ; ce qui génère un tsunami systémique dans toute l’organisation pouvant diviser une équipe, générer du stress jusqu’à l’épuisement professionnel…
Quand cela ne finit pas sur le bureau d’un médecin du travail…

Pourquoi dépenser tant?…
Il arrive secrètement qu’au fond de moi, un cri s’élève et déchire ma conscience : « Pourquoi dépenser plusieurs milliers d’euros pour affronter au bazooka ce qui aurait été réglé avec une tapette à mouche en temps et heure. Juste le temps de régler une pendule avec le cœur…
Avant d’être coach et superviseur indépendant, j’ai vécu professionnellement bien des situations d’incompréhension, de disputes ou de volées de noms d’oiseaux !
Et pourtant, l’envie d’avancer, de dissiper un malentendu faisait parfois l’objet d’une discussion un peu vive et finissait souvent à la machine à café pour rallumer le calumet de la paix.
Comment en est-on arrivé là !
Je constate avec affliction mêlée d’effroi que la capacité de débattre et plus simplement de discuter disparait au profit de la violence.
Que ce soit dans la rue pour un tapage nocturne, dans les médias souvent prompts à vendre de vrais-faux débats politiques sous couvert d’entre-soi intellectuel.
Que ce soit aussi dans le mépris des résultats des urnes !
Tout doit-il passer dorénavant par la violence verbale, physique, sexuelle ou juridique ? De la rue à l’usine, de la chambre au bureau…
Courage où es-tu ?

Etymologiquement, ce mot vient de Cor c’est-à-dire le cœur.
Saint Thomas d’Aquin aborde le concept de courage dans sa « Somme théologique ». Le courage est souvent intégré dans sa discussion comme vertu de la force.
Elle permet à une personne de surmonter la peur et de faire face aux épreuves pour le bien. Il est essentiel pour mener une vie vertueuse.
Dans l’action, le courage est lié à la prudence et à la tempérance, vertus d’équilibrage qui s’assure que l’action entreprise est juste et appropriée.
Le courage permet de défendre ses convictions, de surmonter des obstacles, de faire preuve de détermination et de vivre selon des principes moraux, le tout en harmonie avec soi-même (se regarder dans la glace avec sincérité) et avec les autres (être droit dans ses bottes).
Et puis, au-delà des émotions et des passions, le roi Salomon n’a-t-il pas demandé : « « Donne moi, Seigneur, un cœur qui écoute ». C’est-à-dire un cœur sage et intelligent pour gouverner son peuple.
Et vous, comment mobilisez vous votre courage pour gouverner votre vie et vos relations avec les autres personnes ?
A écouter en podcast sur RADIO RCF
https://www.rcf.fr/economie-et-societe/mieux-vivre-son-travail?episode=595794
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